Es-tu libre? Te sens-tu libre, ou vis-tu dans une illusion de liberté?
Quand je parle de liberté, je parle de pouvoir OSER. Oser croire, oser vouloir, oser faire ce dont te dicte ton for intérieur.
Certains admettraient volontiers que des facteurs externes influencent leur vie; mais, la grande majorité des gens dirait qu’ils n’agissent pas en fonction du regard des autres. Cette majorité est sincère, elle le croit vraiment.
Pourtant, si on observe de plus près, peu d’entre nous sommes RÉELLEMENT libre. Prenons par exemple quelqu’un qui se félicite d’avoir ses propres convictions, il s’offusquerait si on lui disait qu’il n’est pas libre. Discute un peu avec lui, repère une de ses convictions ou une de ses peurs et creuse.
Ne t’étonnes pas si cette conviction est influencée par la société. Quant à sa peur, même s’il pourrait y avoir plusieurs facteurs; elle est engendrée principalement par le regard de l’autre auquel il risque d’être exposé.
Nos actions et nos désirs sont souvent influencés par le regard de l’autre. Par exemple, la maison que tu veux acheter à tout prix, la nouvelle voiture que tu souhaites, ces désirs proviennent-ils d’une décision réfléchie, d’une analyse de tes finances finances, correspondent-ils à tes besoins réels? Ou sont-ils fondé sur autre chose, telle que la recherche de validation sociale, l’envie de faire comme les autres?
Qu’est-ce qui t’as motivé à remplir ta carte de crédit avec des biens, des sorties, des voyages et d’autres achats non essentiels? Ces choses te rendent-elles plus heureux aujourd’hui? Valent-ils la perte de sommeil et le stress quotidien, faute de pouvoir payer les dettes qui en découlent, ou encore en raison d’un poids financier qui s’alourdit de plus en plus.

Loin de moi de vouloir juger ou te faire culpabiliser; en fait, j’en compatis. Nous sommes tous attraper dans ce tourbillon du qui dit mieux et qui fait mieux. Si on a le courage de ne pas embarquer dans cette course folle, on risque de se faire juger, questionner et même mépriser.
Il importe de souligner qu’il n’y a rien de mal à vivre en cohésion avec une société dans laquelle on évolue. Nous ne vivons pas en vases clos; tenir compte de l’autre serait même une vertu pour faciliter les rapports sociaux.
Il y a encore moins de mal à désirer des choses dans sa vie. Le problème, c’est qu’il est parfois difficile, pour ne pas dire impossible, de décanter nos désirs profonds de ceux des autres ou d’autre types d’influences extérieures à nous-mêmes.
Cela devient un enjeu quand se conformer aux désirs des autres cesse d’être une option pour devenir une obligation, une seconde nature qui nous engloutis et qui tue notre MOI à petit feu.
Nous ne parlons pas d’un Moi égoïste qui ne tient compte de rien ni de personne; mais du Moi qui a besoin d’exister pour notre plein épanouissement. Ce Moi, il s’agit du véritable Toi, avec tes désirs, ta sensibilité, ta simplicité et ta complexité.
Ton sourire est-il de circonstance, ou provient-il d’un sentiment de satisfaction? Tes actions sont-elles motivées par la nécessité ou par choix? T’es-tu déjà demandé, ce qui te fait vraiment vibrer, non pas pour rentrer dans les rangs ou pour épater les autres, mais ce qui te ferait réellement du bien.

Tout ce qu’on fait sans engager son Soi, par nécessité ou sous la pression sociale, amène en bout de ligne à la frustration, la fatigue mentale et même jusqu’à détester sa vie.
T’arrive-t-il d’avoir envie de faire quelque chose mais, par soucis ou par égard pour les autres tu te retiens. Je parle bien sûre de choses saines pour toi, comme prendre soin de toi, te gâter; des choses qui ne visent nullement à nuire aux autres. Sais-tu qu’en te retenant, tu t’empêches d’exprimer une joie et une paix naturelle qui sont nécessaires à ton bien-être.
Si tu te sens parfois à bout de tout, avec une envie de t’envoler, de vivre, de lâcher prise, c’est ton Moi qui te crie qu’il veut être libre. Mon frère, ma sœur, considère le fait de lui donner un peu d’espace…

Compte tenu de ce que je viens de décrire, refaisons l’exercice. Donc, je te pose à nouveau la question :
Es-tu libre?
Sois sincère envers toi-même, questionne tes croyances, sonde tes pensées, tes actions, ainsi que tes décisions, tu verras à quel point tu es prisonnier…
Si tu comprends et réalise le poids ainsi que l’ampleur de ce dont je parle, je t’encourage à récupérer ta liberté à travers une pensée, une décision, et ce, un domaine à la fois…

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