« Imbécile! Idiote! Tu ne sers à rien!
Tu ne vaux rien, tu rates tout, tu gâches tout!
Tu n’y arriveras jamais, tu es nul!
Qu’est ce qui ne va pas chez toi…? »
J’imagine ton sursaut en lisant ces mots; c’est choquant n’est-ce pas? Tu ne dirais pas ces phrases à quelqu’un qui te tient à cœur, encore moins à quelqu’un pour qui tu as de l’estime. Ne serait-ce que par respect, nous ne devrais pas nous exprimer ainsi vis-à-vis de quelqu’un.
Pourtant, ce sont des mots que nous nous adressons quelquefois. La liste n’est évidemment pas exhaustive. Quant aux trois points suspension, ils peuvent être remplacés par Marie, Pierre, Jacques, André, Sarah, ainsi de suite…
Nous avons chacun nos forces et nos faiblesses, nous faisons tous des erreurs; et cela nous le savons tous. Pourquoi es-tu si indulgent envers les autres et si exigeant envers toi-même? Pourquoi te permets-tu de te manquer de respect sous prétexte de perfectionnisme?
L’estime de soi et l’amour de soi commencent par la perception de soi. Comment te perçois-tu? Je ne te demande pas ce que tu dis aux autres pour bien paraître; mais ce que tu penses vraiment de toi. Comment est-ce que tu te parles, tu te traites dans l’intimité?
Certains diraient, même s’il m’arrive de me parler ainsi, cela ne veut pas dire que je ne m’aime pas ou que j’ai peu d’estime pour moi-même. Je dirais que le premier signe de respect, c’est la façon dont on s’adresse à quelqu’un.
J’ajouterais qu’il ne faut pas sous-estimer le pouvoir des mots. La preuve, comment te sens-tu quand tu te parles ainsi? Tu te sens petit, misérable, en colère, frustré, et tu te victimises. Ce sont des sentiments qui ne te font aucun bien sur le moment.
Avec le temps, tu peux retrouver un semblant d’équilibre, mais une autre situation viendra où tout refait surface. Tu peux revivre cela encore, encore et encore. Cela indique un problème sous-jacent. Il faut avoir le courage d’y faire face. Pour certains, dépendamment de la gravité et la récurrence des éléments catalyseurs, cela peut devenir de plus en plus lourd jusqu’à devenir un handicap dans leur vie.
Par ailleurs, à force de dire une chose, même si à l’origine on sait qu’elle est fausse, elle finit par s’imposer comme une vérité. Donc, les mots ne sont pas aussi anodins que tu pourrais le croire; ils ont de l’impact.
Puisque les mots que tu utilises à ton égard ont de l’effet, pourquoi ne les fais-tu pas travailler pour toi et non contre toi. Je te donne donc un petit défi : choisis un mot, une phrase positive, une chose à laquelle tu aspires; répète-le à tous les jours, met-le sous ta vue si possible, utilise-le quand tu as envie de t’insulter, et voyons-en les effets.
Pour ceux qui se disent, comment est-ce que je peux progresser si je suis toujours gentil envers moi-même. Être gentil envers quelqu’un ne signifie pas qu’on avalise ses dires, ses faits et ses gestes. Le même principe s’applique ici.
Si tu commets une erreur, ne te confond pas avec tes erreurs; tu es une personne qui a commis une erreur. La nuance est importante, car, on peut aimer la personne et détester l’erreur. Te définir en fonction de tes erreurs, c’est te laisser tomber, c’est de renoncer à la possibilité de grandir et de faire mieux, c’est d’ignorer la gloire qui est en toi, c’est de priver le monde de ton essence, les autres de ta beauté.
Donc, lorsque tu commets une faute, tu respires et tu te responsabilises. Au lieu de te traiter de tous les noms, tu te questionnes, par exemple : l’erreur est-elle réparable? Comment est-ce que je peux réparer cette erreur? Dois-je m’excuser? Dois-je poser des actions, demander de l’aide, attendre?
Indépendamment du fait que la situation ait pu s’arranger ou non, quelles sont mes résolutions pour que l’erreur ne se répète plus? Si c’est une erreur récurrente, au lieu de t’insulter, mets plutôt ton énergie à creuser et à trouver une solution pour pour une resolution definitive. Si c’est quelque chose qui n’est pas de tes compétences, sois humble de le reconnaître, de t’éduquer, te retirer ou de déléguer s’il y a lieu.
Le fait de reconnaitre tes limites n’est nullement un manque de confiance; mais plutôt une preuve de connaissance de soi. Tu n’es pas obligé de tout maitriser. Tu peux apprendre des choses, améliorer tes compétences; mais si quelque chose n’est pas pour toi, évite de te mettre en situation de détresse.
Ce n’est pas pour rien que chacun à ses propres talents; nous faisons partie d’un ensemble où nous sommes appelés à être complémentaire. Tu es la réponse de quelqu’un, et les autres sont et seront des réponses pour toi à différents niveaux.
Concentre-toi sur ce que tu es en mesure d’améliorer. Ne te contente pas de le réussir, mais excelle. Plus tu excelles, plus tu t’épanouiras, ton amour propre grandiras, et tu feras la différence autour de toi; la gratification suivra, ainsi que la satisfaction de faire ce pourquoi tu as été créé(e), c’est-à-dire : briller.
Tu pourrais te dire, c’est difficile de mettre cela en application, surtout dans des moments de stress. Ne t’en fais pas, je te comprends car il s’agit d’un apprentissage pour nous tous.
Je te dirais, essaie. Si tu oublies, reprends-toi et persévère. Si tu échoues, sois indulgent envers toi-même et relève-toi. Au-delà de tes doutes, au milieu de ton chaos, et même si tu dois chuter, marche vers l’excellence, un pas à la fois…
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