Dans la première chronique, j’ai parlé de l’importance des mots et la façon dont nous nous parlons. Aujourd’hui, j’aimerais discuter d’une composante de l’estime de soi: la perception dont nous avons de nous-mêmes.
Quelqu’un peut faire preuve d’assurance et de confiance en lui-même dans ses interactions avec les autres, mais au fond de lui, il vit une crise identitaire. Il n’a pas une bonne perception de lui-même, ne s’aime pas, ce qui peut compliquer ses relations avec ses pairs.
Lorsqu’il voit quelque chose ou quelqu’un qui lui rappelle ce qu’il pense être une faiblesse chez lui, il peut surréagir, s’éloigner de l’autre, se sentir rejeté; car, son évaluation de la situation est viciée par sa perception, son conditionnement qui sont invisibles, donc, inconnus de l’autre.
La personne en face à son tour réagit d’une certaine façon. Cela peut faire un va-et-vient, une escalade qui peut engendrer des rapports sociaux extrêmement difficiles et occasionner beaucoup de dégâts.
Il est donc important de nous apprécier dans notre entièreté, avec nos forces et nos faiblesses, nos qualités et nos défauts. Je dois me rappeler que je suis une créature merveilleuse, j’ai de la valeur, indépendamment de mes fautes et de mes réalisations.
Mes erreurs ne sont pas une fatalité, ou mes achèvements une fin en soi; ma vie est un choix de tous les instants. Je ne suis pas parfait, il m’arrive de faire le bien tout comme le mal.
Mon histoire s‘écrit en fonction de mes choix, je peux choisir, rectifier, améliorer, m’arrêter, m’embellir. Je ne suis pas mes erreurs, je ne suis pas mes réussites, je suis un être à qui le pouvoir a été donné.
La grande question : Qui suis-je? Qui est-ce que je veux devenir? Qu’est-ce que je veux projeter?
Une fois que tu peux répondre à ces questions et qu’elles sont cohérentes avec tes croyances et tes actions, tu ne saurais être ébranlé par le regard de l’autre.
- Comment est-ce que tu te perçois, physiquement, moralement/éthiquement, intellectuellement, professionnellement, spirituellement?
La façon dont tu te perçois physiquement est importante pour ta confiance en toi. Par exemple, cela peut faire une différence quand tu rentres quelque part, si quelqu’un chuchote, tu ne vas pas penser automatiquement qu’il rit de ton nez, peu importe que ce soit vrai ou faux, cela ne doit pas t’atteindre.
D’où vient ta perception? Est-ce parce que tu souhaiterais avoir le nez de l’autre, te sentirais-tu avec plus de valeur en ayant tel type de nez? C’est quoi ta référence? Pourquoi cela t’affecte-t-il autant?
Plusieurs sont ceux qui changeraient quelque chose dans leur physique s’il le pouvait, même ceux dont nous admirons la beauté. Parfois, d’autres souhaiteraient ce que toi tu rejettes. Donc, rien n’est bon, rien n’est mauvais, c’est notre perception qui conditionne nos pensées.
Il importe de souligner que je peux accepter quelque chose même si j’aurais préféré autre chose. Cela devrait nous inciter à l’humilité et nous rappeler que ne nous nous sommes pas créés nous-même, pas même nos parents, car, les possibilités étaient infinies dans leurs gènes.
C’est un rappel aussi d’être compatissant envers l’autre lorsqu’il y a quelque chose chez lui que j’aime moins. Une fois que je comprends que ce n’est pas la forme physique qui détermine la valeur de quelqu’un, je peux avancer sereinement et ne pas me sentir complexer.
Peu importe les caractéristiques : physiques, morales, intellectuelles, professionnelles, spirituelles, je dois savoir accepter les miennes et respecter celles des autres.
Dans la vie, il y a des choses que nous pouvons changer, d’autres que nous ne pouvons pas changer. Au lieu de gaspiller ton énergie sur des choses dont tu ne peux changer, focalise-toi sur ce dont tu as le contrôle.
Par exemple, ne te lamente pas sur les conditions dans lesquelles tu es né, tu n’y peux rien. Par contre, si tu veux améliorer tes conditions actuelles, travailles-y. Si tu veux avoir plus de connaissance, prends un cours, une formation, lis sur le sujet, ainsi de suite.
Rappelle-toi, tout le monde n’a pas les mêmes conditions, les mêmes atouts ni les mêmes circonstances. N’envie pas les avantages ni les privilèges de l’autre, tu dois te concentrer sur toi-même afin de prendre conscience de ce que tu as, et déterminer ce dont tu as besoin.
La vie est comme un puzzle, nous avons tout ce dont nous avons besoin dans notre vie au moment T, aussi désespéré que semble être ta situation; le défi, c’est de savoir où, quand et comment placer les morceaux de ton puzzle.
Les morceaux peuvent se présenter, et ce progressivement, sous la forme d’une personne, d’un problème, d’une frustration, d’un événement, d’une compétence, d’une information, d’un hasard ou même d’une pensée. C’est pourquoi je t’invite à porter attention aux petites choses qui t’entourent, même celles qui font parties de toi, ou encore, aux personnes que tu rejettes, méprises ou que tu considères sans importance, ils pourraient être, en fait, un élément important de ton puzzle.
Je t’invite à redécouvrir ta vraie valeur en cessant de te comparer aux autres, en cessant de te définir à travers tes défauts, tes échecs, tes faiblesses, tes incapacités et tes impossibilités. Je t’encourage à construire non pas ta version idéale de toi-même, mais la version de toi-même, peut-être que tu ignores, qui sera en adéquation avec la personne que tu es, et ce, en trouvant et en assemblant un morceau à la fois…
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